Compte rendu du Conseil municipal du 27 février 2015

Le Conseil s’est réuni vendredi 27 février à 20h30.

Olivier Chaigneau avait donné procuration à Andrée Barthélémy et Rémy Jory avait donné la sienne à Francine Parisot.

Le vote du compte administratif, du compte de gestion et l’affectation des résultats du budget 2014 étaient à l’ordre du jour, ainsi que des questions diverses.

Budget général

Nous avons passé en revue les dépenses 2014 par rapport au budget prévisionnel voté l’an dernier.
Le compte administratif présente un excédent en investissement, en diminution par rapport à l’an dernier, et un excédent en augmentation concernant les dépenses de fonctionnement du en grande partie à un impayé de SFR qui a été régularisé.
Ces excédents seront reportés sur le budget 2015 qui sera à l’ordre du jour du conseil le 20 mars prochain.

J’ai émis des réserves quant aux économies encore trop peu importantes, notamment en ce qui concerne l’électricité qui n’a diminué que de 1000 euros environ sur un budget de 10 000 euros que je considère très élevé pour un village comme le notre.

Nos actions d’économies engagées devraient, à utilisation identique, nous faire économiser encore davantage sur les années à venir. Je serai vigilant sur ce point.

Ces économies sont très importantes car l’Etat baisse ses dotations aux collectivités, il faut donc réduire les dépenses pour ne pas augmenter les impôts.

J’ai cependant accepté de voter ce compte administratif, le compte de gestion et l’affectation des résultats qui vont dans le bon sens.

Budget de l’assainissement

Le budget assainissement accuse un déficit de près de 21 000 euros en investissements et un déficit de plus de 13 000 euros en fonctionnement. Ces déficits se creusent car nous ne sommes pas à l’équilibre structurel.

Nous payons actuellement 40 centimes d’euros le mètre cube d’eau. Pour combler ces déficits, il faudrait porter ce tarif à 3,43 euros ce qui est bien sûr impensable.
Pour être à l’équilibre annuel, il faudrait porter ce tarif à environ 44 centimes le mètre cube.

Ne pouvant me résoudre à cette situation, et souhaitant trouver une solution à cette équation difficile j’ai décidé de m’abstenir sur ce budget. Je réfléchis à une solution acceptable en vue du Conseil consacré au budget 2015 qui aura lieu le 20 mars.

Budget du CCAS

Nous avons voté à l’unanimité le budget du CCAS qui est à l’équilibre parfait.

Questions diverses

Comme je l’ai annoncé il y a de ça près d’un an, nous avons reçu un courrier des sociétés SFR et Bouygues Telecom nous signalant qu’elle se regroupaient dans une société commune pour gérer leurs infrastructures c’est à dire leurs antennes qui se trouvent dans la tour de la Basilique.
Ces antennes rapportent chacune en moyenne 5300 euros par an à la commune.
Le courrier de SFR précise que ce regroupement n’aura aucun impact technique ou financier pour nous mais celui de Bouygues Telecom ne fait pas les mêmes promesses.
Par conséquent nous nous attendons à la perte prochaine de l’antenne Bouygues Telecom et devrons le cas échéant compenser cette perte pour notre budget.
Nous allons relancer Orange et Free pour voir si un de ces opérateurs pourrait venir remplacer l’antenne qui pourrait disparaitre.

La commune a été approchée par la société d’astronomie de Lorraine qui vient régulièrement observer les étoiles sur la Colline. Ils stockent actuellement leur matériel à Nancy et doivent le récupérer chaque fois qu’ils souhaitent venir observer le ciel à Sion. Pour plus de facilité ils souhaitaient entreposer leur matériel directement sur place, à l’intérieur du Château d’eau qui n’est plus utilisé.
Francine Parisot et moi-même avons étudié la faisabilité de cette opération. Il se trouve que c’est possible et nous avons proposé au Conseil de louer en l’état cette pièce de stockage à la société d’astronomie.
Le Conseil a accepté le principe d’un bail de 20 euros par mois à l’unanimité qui sera soumis prochainement au Conseil pour approbation.

J’ai présenté au Conseil les réflexions de la communauté de communes du Pays du Saintois concernant la réforme territoriale, et le risque de voir notre communauté disparaitre, dépecée, ou au contraire qu’elle s’agrandisse de façon démesurée.
Par ailleurs, Nancy souhaite accéder au statut de Métropole, mais devrait pour cela englober des territoires environnants. La réflexion est en cours concernant l’inclusion ou non du Saintois dans cette future métropole.
J’ai fait part de ma préférence pour que nous soyons inclus dans cette métropole, si elle venait à voir le jour.
J’aurai l’occasion de refaire un article sur le sujet.

La séance a été levée à Minuit.

Meine-au-Saintois, notre nouveau canton

Le 22 et 29 mars prochain se tiendront les élections départementales, nouveau nom des élections cantonales.

Une réduction du nombre de cantons

La Meurthe-et-Moselle était jusque là découpée en 44 cantons qui étaient renouvelés par moitié tous les 6 ans.
Depuis la réforme territoriale de 2014, notre département est découpé en 23 cantons.

On aurait pu saluer ce changement, si il avait entrainé une réduction des dépenses, ce qui n’est pas du tout le cas.

Un nouveau mode de scrutin

En effet, nous élisons désormais des binômes paritaires pour chaque canton. Ce qui fait que nous aurons désormais 46 conseillers généraux. On ne peut donc clairement pas parler de simplification ou d’économies.

Ces binômes auront également un binôme de suppléants.

Enfin, tous les cantons sont désormais renouvelés en même temps, alors qu’auparavant, ils étaient renouvelés par moitié.

Notre canton redécoupé et renommé Meine-au-Saintois

Du fait du redécoupage cantonal, le canton de Vézelise a été fusionné avec celui d’Haroué, celui de Colombey-lès-Belles et une partie du canton de Toul-Sud (voir carte) pour devenir le canton de Meine-au-Saintois.
Notre nouveau canton est composé de 98 communes, ce qui représente plus de 28 000 habitants.
Vézelise est le chef-lieu de ce nouveau canton.

Trois binômes candidats

Trois binômes sont officiellement candidats sur notre canton:

– Pour la Droite: Brigitte Meyer, conseillère municipale de Bainville-aux-Miroirs et Claude Deloffre, maire de Vandeléville

– Pour la Gauche (PS, Front de Gauche, EELV), Agnès Marchand et Gauthier Brunner

– Pour le Front national, Christelle Vivot et Emmanuel Buffard.

Un prochain article présentera mon choix pour cette élection.

Vandières : A Saxon-Sion, c’est « Non »

A l’appel de la Région, les électeurs de Lorraine se sont prononcés hier pour ou contre la gare de Vandières.

A Saxon-Sion, un « Non » massif

80 électeurs étaient inscrits hier sur la liste électorale du village. 36 personnes se sont déplacées pour voter, soit une participation de 45%, un chiffre important comparé à la participation régionale qui tourne autour de 10%.
Sur ces 36 bulletins, 30 étaient en faveur du Non (83,33%), 6 en faveur du Oui (16.67%).
Je me réjouis de ce résultat à l’échelle du village, j’avais moi-même pris position pour le « Non ».

Chez nos voisins de Vaudémont, sur 82 inscrits, 19 personnes ont voté (23.17% de participation), pour 11 « Non », 7 « Oui » et 1 blanc ou nul.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats par commune sur ce lien.

En Lorraine, un scrutin qui ne passionne pas

Seuls 10% des électeurs de Lorraine se sont déplacés pour placer un bulletin dans l’urne.

A l’échelle de la région, le « Non » l’emporte à 58%.

Les résultats différent cependant en fonction des 4 départements: Oui en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, Non en Moselle et en Meuse.

Un désaveu pour l’exécutif régional

Ce résultat est un revers pour l’exécutif socialiste dirigé par Jean-Pierre Masseret, qui faisait campagne en faveur de cette gare.
Le scrutin aura coûté près de 350 000 euros pour seulement 10% de participation, et qui plus est, contre son projet.
Bien que cette consultation n’ait qu’une valeur indicative, j’espère que la Région n’ira pas à l’encontre de la volonté des Lorrains, et respectera ce « Non ».

Du pétrole au pied de la Colline

J’ai lu ce matin dans l’Est Républicain avec une certaine surprise la reprise de l’exploration de pétrole au pied de la Colline de Sion.

Du pétrole a en effet été exploité dans le Saintois entre 1978 et 1995 et cela fait donc 20 ans que les puits existants sont inactifs.

Je ne suis pas défavorable a priori à cette exploitation, qui va d’abord commencer par une phase d’exploration. Cela peut créer de l’activité dans le secteur, et nous bénéficier économiquement.

J’espère néanmoins que l’éventuelle reprise des activités se fera en total respect avec l’environnement et le paysage préservé du Saintois, qui sont des aspects qui me tiennent à cœur.

Vandières: Pourquoi je voterai « Non »

Dimanche 1er février, les Lorrains sont appelé aux urnes pour répondre à une consultation organisée par le Conseil régional de Lorraine.

Voici ladite question :

« La gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières, dont la construction a été reconnue d’utilité publique en 2011 par décret, peut être réalisée sans être supportée par une contribution nouvelle des collectivités publiques. Compte tenu de cette possibilité sur le plan financier, pensez-vous que le Conseil Régional de Lorraine puisse s’engager dans sa réalisation et dans la transformation de Louvigny en gare de fret TGV ? ».

Le Conseil général a choisi une tournure compliquée pour une question simple : Sommes-nous d’accord pour abandonner la gare Lorraine TGV actuellement située à Louvigny, pour la remplacer par une gare nouvelle qui serait construite à Vandières quelques kilomètres plus loin.

Ma réponse sera NON et je vous explique pourquoi.

Vandières, un emplacement de bon sens

Situer la gare TGV de Lorraine à Vandières pourrait apparaître comme du bon sens.

Il s’agit en effet de l’intersection entre les voies de TER et les voies de la grande vitesse Est. Cela permettrait donc de se rentre à cette gare en TER pour pouvoir ensuite rejoindre Roissy, ou le reste de la France.

J’aurais même préféré que la gare soit située sur le site de l’aéroport Metz-Nancy pour créer une plateforme de transport pour nous permettre de rejoindre la France et l’étranger facilement.
Il paraît que la SNCF avait refusé cette option.

Je ne comprends cependant pas pourquoi on déplace une gare 8 ans après l’inauguration de la ligne TGV Est. On savait que Louvigny, l’emplacement actuel n’était pas l’emplacement idéal.

Cette consultation arrive donc une dizaine d’années trop tard.

De nombreux arguments me feront voter contre la gare de Vandières.

Un coût très important en période de crise

Le coût des travaux est estimé à 120 millions d’euros, après avoir été estimé dans un premier temps à 80 millions d’euros. Mais il y a évidemment de grandes chances qu’à la fin le cout soit encore plus important comme c’est souvent le cas lorsque l’on fait des travaux.

On nous dit donc qu’il n’y aurait « pas de contribution nouvelle des collectivités » (La région, les 4 départements) mais c’est le cas pour le moment seulement. Sachant que si les collectivités devaient contribuer davantage, cela voudrait dire qu’elles devront trouver des fonds, et donc, très certainement augmenter nos impôts.

En période de crise, alors que les Lorrains comme tous les Français se serrent la ceinture, je ne pense pas que « déplacer » la gare soit une priorité.

Une consultation à 300 000 € plutôt qu’un référendum local

La Région Lorraine présidée par J-P Masseret (PS), choisit d’organiser une consultation plutôt qu’un référendum local comme ça aurait été possible.

La valeur de la consultation est indicative, la Région pourrait donc passer outre une réponse négative de la part des Lorrains.

On nous demande donc notre avis, sachant qu’ils ne sont pas obligés d’en tenir compte, et dépensent pour cela environ 300 000 euros des contribuables pour cela.

Pourquoi ne pas avoir couplé ce scrutin aux élections départementales prévues fin mars ? Le projet étant dans les cartons depuis des années, nous n’étions pas à 2 mois près.

Louvigny gare de fret TGV : Mensonge

Pour tenter de nous convaincre, la région nous explique que la gare actuelle de Louvigny serait reconvertie en gare de fret TGV. C’est une illusion.

Le fret TGV n’existe pas. Seule la poste transportait le courrier en TGV mais a décidé d’y mettre fin en 2015.

Dans son courrier de soutien à Vandières daté du 6 janvier, le président de la SNCF Guillaume Pepy n’évoque absolument pas cette possibilité de reconversion en fret.

Je pense qu’on se dirigerait donc vers un abandon pur et simple de la gare de Louvigny qui aurait perdu son utilité, 8 ans seulement après son inauguration. A combien se chiffrerait le cout de démolition de cette gare qui sera devenue inutile ?

Une consultation Lorraine à l’heure de la grande région

La consultation est organisée à l’échelle de la Lorraine. Je trouve cela particulièrement étrange alors que la réforme territoriale vient d’être votée et que la Lorraine fusionne avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne.
Ces collectivités sont peut être moins concernées que nous, mais dans 6 mois elles seront solidaires financièrement de cette gare, qu’on leur aura imposée sans aucun dialogue préalable.

La gare de Vandières n’est pas une question de couleur politique puisque l’on retrouve des soutiens et des opposants à cette gare dans tous les partis politiques.
Je pense qu’il s’agit d’un sujet de conviction personnelle. Chacun doit se faire son opinion sur ce sujet régional.
Ma conviction est faite, je voterai contre le 1er février prochain.